Perte d’exploitation et inflation : évaluez votre marge

  • L’impact de l’inflation : La hausse des coûts des matières premières fausse le calcul de la marge brute de votre PME industrielle.

  • Le danger financier : Une marge brute sous-évaluée déclenche l’application de la règle proportionnelle de capitaux, réduisant drastiquement votre indemnisation.

  • La solution technique : Une révision annuelle avec votre expert-comptable est indispensable pour déclarer les bons montants à votre assureur.

Espace de travail futuriste du centre Collabora à Paris, avec vue sur la Tour Eiffel. Des chercheurs et professionnels analysent des données sur un écran holographique géant affichant "L'avenir de la collaboration innovante" et étudient des prototypes de drones et robots de livraison.

Pourquoi l’inflation menace-t-elle la pérennité de votre usine en cas de sinistre ?

L’environnement économique est instable. L’industrie manufacturière subit des variations de prix constantes. Le coût de l’énergie fluctue. Le prix des métaux ou des composants électroniques augmente. Cette inflation a un impact direct sur la comptabilité de votre PME. Elle modifie mécaniquement la structure de vos coûts. Elle altère donc votre marge brute. Or, cette donnée est le pilier de votre contrat d’assurance.

 

Le Baromètre des risques d’Allianz 2024 est formel. L’interruption d’activité reste la menace numéro un redoutée par les dirigeants d’entreprises dans le monde. Une usine à l’arrêt ne produit plus de richesse. Pourtant, les charges fixes continuent de tomber. Il faut payer les salaires des ouvriers. Il faut rembourser les prêts bancaires d’investissement. Il faut régler les impôts fonciers. La garantie perte d’exploitation est conçue pour sauver votre structure. Elle prend le relais financier. Cependant, si l’inflation n’a pas été anticipée dans vos déclarations annuelles, cette bouée de sauvetage se dégonfle.

 

Comment fonctionne techniquement la garantie perte d’exploitation pour l’industrie ?

L’assurance perte d’exploitation est une garantie vitale. Elle s’active après un sinistre matériel majeur. Il peut s’agir d’un incendie dans vos entrepôts. Il peut s’agir d’une inondation détruisant vos lignes de production. L’assureur intervient d’abord pour reconstruire les bâtiments. C’est la garantie dommages classique. Ensuite, il intervient pour compenser le manque à gagner. C’est ici qu’intervient l’assurance perte d’exploitation. L’objectif est de replacer l’entreprise dans la situation financière qui aurait été la sienne si le sinistre n’avait pas eu lieu.

 

Pour calculer cette indemnité, l’assureur se base sur une notion stricte. Il utilise la marge brute assurée. Attention, ce terme diffère de la marge brute comptable classique. En assurance, la marge brute correspond au chiffre d’affaires diminué des charges variables. Les charges variables sont celles qui disparaissent avec l’arrêt de l’activité. Il s’agit des achats de matières premières, des frais de transport des marchandises ou des emballages. Tout le reste constitue vos charges fixes et votre bénéfice d’exploitation. C’est ce bloc financier que l’assurance s’engage à payer. Il est donc indispensable d’évaluer avec précision l’ensemble des risques et dommages de l’entreprise.

 

Quel est l’impact de la règle proportionnelle sur votre indemnisation ?

C’est ici que se situe le piège principal pour les ETI. Le Code des assurances impose une sanction sévère en cas de mauvaise déclaration. C’est l’article L121-5. Il institue la fameuse règle proportionnelle de capitaux. Si vous déclarez un montant inférieur à la réalité, l’assureur réduit son indemnisation en proportion. Cette règle s’applique impitoyablement au moment du sinistre. C’est la pire surprise pour un chef d’entreprise.

 

Imaginez l’impact de l’inflation. Vous avez souscrit votre contrat d’assurance multirisque professionnelle il y a trois ans. À l’époque, votre marge brute était de 2 millions d’euros. Aujourd’hui, avec la hausse de vos prix de vente et la croissance de votre PME, cette marge est passée à 3 millions d’euros. Si vous n’avez pas mis à jour votre contrat, vous êtes sous-assuré à hauteur de 33 %. En cas de sinistre, l’expert d’assurance appliquera cette décote. Votre indemnité sera amputée d’un tiers. Cette perte sèche est souvent fatale pour la trésorerie d’une industrie. Elle empêche le redémarrage des machines. Elle conduit au dépôt de bilan.

 

Comment calculer correctement la marge brute assurée avec un exemple concret ?

La théorie nécessite une illustration pratique. Prenons l’exemple d’une PME spécialisée dans la chaudronnerie industrielle. Son chiffre d’affaires annuel est de 10 millions d’euros. Lors du dernier bilan, l’expert-comptable a isolé les charges variables. Les achats d’acier, d’aluminium et les frais de sous-traitance représentent 6 millions d’euros. La marge brute assurée est donc de 4 millions d’euros (10 – 6).

 

Un grave incendie se déclare en mars. Il détruit l’atelier principal. L’usine est totalement à l’arrêt pendant 6 mois. L’entreprise perd la moitié de son chiffre d’affaires annuel, soit 5 millions d’euros. La perte de marge brute subie sur cette période est proportionnelle. Elle s’élève à 2 millions d’euros. Si le dirigeant a correctement déclaré sa marge initiale de 4 millions, l’assureur versera une indemnité de 2 millions d’euros. Ce capital couvrira les salaires des soudeurs inactifs, les loyers et générera le bénéfice escompté.

 

Imaginons maintenant qu’il n’ait déclaré que 3 millions d’euros de marge à la souscription, au lieu des 4 millions réels. L’expert appliquera la règle proportionnelle (3/4). L’indemnité finale ne sera plus de 2 millions d’euros, mais de 1,5 million d’euros. Le dirigeant devra trouver 500 000 euros dans sa propre trésorerie pour survivre. Un tel trou de trésorerie est souvent insurmontable, même si l’entreprise est bien couverte pour couvrir un bris de machine ponctuel.

 

Comment un courtier spécialisé peut-il sécuriser votre dossier et réduire vos coûts ?

La détermination de la marge brute relève de l’ingénierie financière. Les clauses contractuelles sont denses. Les périodes d’indemnisation varient de 12 à 36 mois selon la complexité de votre outil industriel. Un dirigeant ne peut pas gérer ce risque seul. Faire appel à un courtier en assurance spécialisé dans les risques B2B offre une protection juridique absolue. Notre rôle n’est pas de vous vendre un produit standardisé. Notre mission est de réaliser un audit sur mesure de vos vulnérabilités.

 

Nous travaillons en étroite collaboration avec votre direction financière. Nous anticipons les tendances inflationnistes pour fixer les bons capitaux. En tant que cabinet indépendant, nous disposons d’accès privilégiés aux offres des plus grands assureurs (AXA, Allianz, Generali, MMA, Malakoff Humanis). Cette indépendance nous permet de mettre le marché en concurrence. Nous négocions des clauses intercalaires très protectrices. Nous imposons la suppression de la règle proportionnelle sous certaines conditions. En optimisant votre programme, nos experts à Paris obtiennent régulièrement des tarifs potentiellement 30 % moins chers à garanties équivalentes. C’est l’assurance d’une reprise d’activité sereine, au juste prix.

Le rôle stratégique du courtier expert en risques d'entreprise

Pour valoriser vos efforts de prévention, l’accompagnement par un intermédiaire spécialisé est indispensable. Le marché de l’assurance professionnelle est complexe. Les critères d’acceptation varient d’une compagnie à l’autre. COEOS Assurances, Meilleur courtier Assurance Entreprise indépendant à Paris vous aide à trouver le placement de risques pour  ETI. 

Un courtier de niche possède une connaissance approfondie des grilles de souscription des grands acteurs du marché comme AXA, Allianz, Generali, MMA ou Malakoff Humanis. Il sait comment formaliser votre plan de prévention pour le rendre attractif aux yeux des inspecteurs techniques.

Le travail du courtier consiste à auditer vos contrats actuels. Il analyse vos process de sécurité et présente un dossier de consultation optimisé aux compagnies. Cette ingénierie du risque permet fréquemment de trouver des solutions sur mesure. À garanties équivalentes, l’optimisation des franchises et la valorisation de votre prévention peuvent mener à des tarifs jusqu’à 30 % moins chers que les offres standards du marché. La prévention devient alors votre meilleur levier de négociation commerciale.

Pourquoi comparer ses contrats d’assurance ?

  • Réduisez vos coûts d’assurance : Profitez d’offres négociées. Plusieurs milliers d’euros d’économies par an à la clef. 

  • Protégez votre entreprise : Beaucoup de dirigeants ne savent pas s’ils seront bien protégés le jour où un sinistre surviendra.

  • Soyez accompagné : Choisissez un expert d’assurance qui connait votre métier et vous accompagne au quotidien. 

Demandez une étude tarifaire

Comparez vos tarifs d'assurance

À propos de l’auteur

Cet article vous est proposé par l’équipe de rédaction technique de COEOS, cabinet de courtage spécialisé dans la gestion des risques et l’optimisation des budgets d’assurance pour les professionnels, PME et ETI.

Julien Vernier est consultant senior en risques technologiques et industriels chez COEOS. Expert des problématiques assurantielles liées au secteur de l’informatique et des ESN, il accompagne les entreprises franciliennes dans la mise en conformité et la sécurisation de leurs contrats face aux mutations numériques contemporaines.

Courtier COEOS avec un client

Ajoutez votre titre ici

Espace de travail futuriste du centre Collabora à Paris, avec vue sur la Tour Eiffel. Des chercheurs et professionnels analysent des données sur un écran holographique géant affichant "L'avenir de la collaboration innovante" et étudient des prototypes de drones et robots de livraison.

coeos, c’est…

Taux satisfaction
%
garages partenaires
+
demandes d’indemnisations
+
Clients enregistrés
+